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lundi 2 avril 2018

Lyon : Déjeuner au Carré Royal, Musée de l'Imprimerie (Andy Warhol)


Retour à Lyon

Il était temps de revenir à Lyon, ville que j'aime beaucoup. Avec leur festival d'opéra qui se déroule toujours à peu près aux mêmes dates, l'escapade au printemps  est devenue une habitude. 
Départ du sud avec un temps maussade et venteux, direction l'A7 pas encore envahie par les voyageurs de Pâques. 


Arrêt à Valence où je change d'adresse coutumière. Ce n'est pas une très bonne idée, ou c'est  mon choix de choucroute qui est à blâmer. En tout cas, loin du régal alsacien, me voici avec de la charcuterie fade servie sur du chou bien acide. 



Pas mieux pour les desserts.  La même poudre à crème a à mon avis servi pour tout l'assortiment de mon assiette. Les pancakes paraissent surgelés et insipides. Bon, tant pis pour cette déception.

Avant le rush de la  fin de journée, l'entrée dans Lyon est encore assez facile. J'ai réservé cette fois au Campanile Berges du Rhône, bien placé et impeccablement tenu. L'hôtel dispose d'un parking, mais de petite taille et non réservable. Coup de chance, il en reste, voilà un problème résolu.

L'installation peut se faire sereinement dans la chambre décorée aux couleurs de la chaîne, avec ce vert (menthe ?) caractéristique.

Chambre au calme qui permet une nuit tranquille.


C'est parti pour une promenade dans le centre. Dès la première rue, je trouve la marque de fabrique de la ville : fenêtres avec des grilles ouvragées, souvent ornées de lambrequins ciselés.


Le Rhône tourbillonne comme souvent et, avec le ciel couvert, il a pris une teinte vert-de-gris. A l'arrière, les bâtiments de l'Hôtel-Dieu ont fait l'objet d'un vaste programme de rénovation avant de trouver une nouvelle vocation.


Dans la rue Édouard Herriot, le bassin est provisoirement couvert d'une plaque, en fait un gigantesque quadrillage à points. Les rectangles de couleur y dessinent une vaste mosaïque.



Une idée multicolore, associée à nouveau à la mosaïque. Dans cette ville, liée aux tissus, on a choisi de classer des motifs d'imprimés,  classés par période, pour décorer les accès au métro.

Il suffit de lever les yeux pour découvrir des détails décoratifs, comme ces frises qui me rappellent l'architecture grecque antique.

A l'Opéra

 


Il s'agit cependant de ne pas traîner. La représentation débute à 18:30 car Don Carlos, particulièrement dans sa version française en cinq actes, n'a rien d'une œuvre brève.
Pour tous les détails de la soirée,  il faut aller voir ici.

Marchés à Lyon


Le lendemain, le ciel s'annonce encore incertain mais le printemps est là. C'est la livrée jolie du poème de Charles d'Orléans, avec une floraison prospère qui pare la place des Célestins.




A Lyon, les affaires de bouche sont d'importance. Non seulement plusieurs halles y sont transformées en temples de la gastronomie, mais les marchés s'y tiennent nombreux, sur les places comme sur les quais.





Petit coup d’œil vers l'autre rive de la Saône, la colline de Fourvière avec le vieux Lyon à ses pieds.


Fromages vieillis, une promesse de saveurs intenses !

Mais le timing reste serré, j'ai réservé le déjeuner pour 12:30.





La Place des Terreaux, devant l'Hôtel de Ville, est envahie par un Urban Trail. Du haut de son cheval, Henri IV domine, impavide, toute cette agitation.

Déjeuner au Carré Royal 

 


Le repas dans ce restaurant, l'an dernier, avait été une heureuse surprise. Excellent rapport qualité-prix  pour une cuisine soignée, à base de produits frais  traités avec originalité.



La raviole de paleron s'accorde fort bien au jus de moules.


Je n'ai encore jamais bu de Chardonnay du Bugey ; celui-ci offre une saveur de pommes, avec une pointe suave, qui éclate en bouche.


Intéressante association de la saucisse de Morteau et du cabillaud, contraste de textures et de goûts. J'ai souvent essayé les alliances chorizo et produits de la mer, voilà une variante à retenir.


Le riz au lait m'attire toujours dès que je le repère sur une carte et celui-ci, avec une nougatine de cacahuètes  est un délice.

Je reviendrai sans doute à mon prochain séjour lyonnais !

Musée de l'Imprimerie

 


Lyon ne fut pas qu'une ville de soieries, de tissus et de canuts, mais ce fut aussi, depuis la Renaissance, un des hauts lieux de l'imprimerie en Europe.


C'est un élégant hôtel particulier qui servit autrefois de mairie, avec cours et traboule, qui héberge ce musée.


J'aime beaucoup ce musée fort bien fait qui retrace l'évolution des techniques d'imprimerie tout en révélant beaucoup sur la société. J'y suis souvent venu ; avec les  nombreuses expositions temporaires et les réaménagements des collections, on ne voit jamais la même chose.

C'est parti pour une petite visite !

Dans les collections


A l'origine, c'est le principe du tampon. On grave une plaque de bois qui correspond à un morceau de texte, à l'envers évidemment.

Long travail, identique pour le dessin ou le texte.

Inconvénient majeur : à chaque page, il faut tout recommencer. Avantage évident : on peut tout de même faire de la production en série.




Les cartes à jouer sont une spécialité lyonnaise ; on les imprime par planches, on n'a plus qu'à découper. Le jeu tout court, c'est vieux comme le monde, mais le jeu d'argent ne date pas d'hier non plus. Je me rappelle avoir vu, au Bode Museum de Berlin, un ancêtre (Antiquité romaine)  des jeux de hasard avec un système de roulette qui tombe dans des cases.


On mélange rapidement texte et dessin. Chaque paragraphe, chaque dessin est le résultat d'une plaque différente. La mise en page est héritée de la longue tradition de livres manuscrits médiévaux.


On cherche surtout à reproduire, par des moyens mécanisés, un texte manuscrit, comme ce Livre de la Chasse de Gaston Phoebus. Lettrines ornées, frise décorative, enluminure. La disposition en deux colonnes est récurrente.


Tout le nécessaire pour enluminer, avec le calame en bas, un roseau taillé qui permet l'alternance de pleins et déliés.


L'assemblage des cahiers est une pratique qui a peu évolué, passant simplement à un procédé mécanique : une histoire de couture.


La reliure permet de mettre en valeur de beaux papiers décorés à la cuve (on verse des encres colorés dans une bassine, on remue un peu, on pose la feuille à la surface, il n'y a plus qu'à la faire sécher).


La feuille d'or est employée avec parcimonie, mais permet un lettrage prestigieux. Depuis mes aventures à Kanazawa, je sais combien c'est d'un maniement délicat !


La révolution vient de Corée, avec l'emploi de caractères mobiles. On sculpte seulement les caractères et non la page tout entière, ce qui permet un gain de temps extraordinaire.



Casse pour ranger les caractères. J'en ai encore vu de semblables dans mon enfance.


L'alliage de plomb est majoritairement utilisé : un métal économique, qui ne rouille pas, et surtout qui fond à basse température.On ajoute un peu d'antimoine pour la dureté et l'étain pour lier le tout.


Moule pour fabriquer les caractères. Un système ingénieux permet de fabriquer diverses lettres avec un même moule.


En Europe, c'est Gutenberg qui obtient un grand succès avec sa presse à caractères mobiles.


Sa Bible à 42 lignes est célèbre à juste titre et pleine d'innovations : lettres liées, abréviations, variations de largeur.

Le texte justifié donne un rendu superbe. Si le musée n'expose qu'un fac-simile, j'en ai vu plusieurs exemplaires, notamment à la Morgan Library de New York.


Dès les débuts de l'imprimerie, on prend plaisir à inventer de nouveaux caractères. Très élégant exemple dans cet Art Poétique de Vida.


Dürer, le fameux artiste allemand, peintre, graveur et mathématicien, a aussi créé des manuels de caractères où on mesure combien ceux-ci doivent à la géométrie et à la rigueur. Principes toujours respectés dans nombre de polices utilisées de nos jours.


L'acheteur du livre choisit la décoration, l'imprimeur en tient compte en insérant dans le texte une lettre qui sera enluminée, la lettre d'attente.

Apparition du colophon qui termine le livre en indiquant le nom de l'imprimeur puis la date d'impression. Jean Trithème, Histoire de l'origine des Rois et peuples francs, 1515


L'imitation de manuscrits enluminés est parfois confondante, comme dans ce Livre d'Heures à l'usage de Rome de 1506.


C'est le premier livre français à être imprimé avec des gravures sur bois dans le texte, publié à Lyon en 1478. Les couleurs étaient peintes à la main.


Ces différentes plaques présentent les étapes de la gravure sur bois de fil (la xylogravure).


Le bois gravé et un exemplaire de la gravure.


De très nombreux bois gravés étaient nécessaires dans le cas d'éditions richement illustrées.


L'imprimerie lyonnaise s'était fait la spécialité d'ouvrages en français, la langue vulgaire, quand le latin dominait encore le monde du livre. Cet exemplaire de De la ruyne des nobles hommes et femmes de Boccace fut un des premiers livres français insérant des bois gravés.


Fruit d'une prodigieuse somme de travail, la Biblia Sancta Hebraica de Plantin, un illustre imprimeur d'Anvers, proposait différents textes, dont l'hébreu et plusieurs traductions latines. Anvers abritait une nombreuse population juive. 

Exposition Ephémères d'Andy Warhol

J'ai vu un certain nombre d'expositions consacrées à Andy Warhol mais celle-ci, dans l'optique du musée, s'avère bien différente. Il s'agit de montrer les travaux imprimés, pour des affiches, pochettes de disques, étiquettes, cartes de vœux. Peu d'originaux donc mais des réalisations de commande, commerciales, qui révèlent différentes facettes du sulfureux artiste.

Loin de la répétition, parfois un peu facile, de ses séries déclinées en plusieurs couleurs, on voit ici beaucoup de créativité et de liberté.



L'affiche qui culmine était une commande de Perrier pour la diffusion de leur eau gazeuse aux USA. Pratique courante d'une marque qui avait souvent travaillé avec des artistes. Finalement celle-ci resta hexagonale, bénéficiant tout de même d'un emplacement sur les Champs-Elysées.


Grande variété de styles et de techniques. Les grandes fleurs multicolores s'inscrivent particulièrement dans celui des années 1960.


On voit même un livre pour enfants, d'une joyeuse intensité chromatique.



Pochette de disques. Très sobre illustration, obtenu en posant une feuille de papier sur un dessin fraîchement dessiné, d'où ce trait en pointillés.


Amusante réalisation métonymique pour des chaussures en serpent.


Cartes de vœux pour Tiffany, le fameux joaillier new-yorkais. Tellement réussies que c'est étonnant qu'elles ne soient pas rééditées.


L'illustration du haut reprend un procédé initié par Magritte en peinture. Je crois aussi avoir vu des réalisations semblables chez Hockney. En tout cas, ce portrait puzzle a été souvent repris ensuite.


L'affiche des Beatles est sans doute le travail le plus proche du Warhol le plus connu aujourd'hui.


En bas à droite, un sac de shopping, un support que Warhol adorait, commandé par Benetton avec le portrait de Giuliana Benetton. Objet très convoité de nos jours.



Très étonnante composition de plusieurs artistes pour une oeuvre caritative autour de la pluie, contraste avec la sécheresse en Afrique. Roy Lichtenstein a signé la pluie zébrée, Yoko Ono les traces de pas, Jean-Michel Basquiat l'étiquette avec le mot Reign (jeu de mots avec Rain) et Keith Haring les petits personnages dansants. Andy Warhol s'est chargé des parapluies.


Séduisante étiquette pour une fameuse maison de vins de Pauillac.


Pochettes de disques avec des styles divers, et un sacré coup de crayon.


Les couleurs vibrantes sont souvent reprises dans ces travaux.

Retour dans les collections

 


Le passage au support métallique à la place du bois est une étape considérable dans la gravure ; cela permet un travail beaucoup plus fin et une meilleure solidité.On testera de nombreux procédés, la taille-douce, l'eau forte, la manière noire... chacune avec des rendus et des finis différents.



Un travail d'une étourdissante virtuosité : cette tête de Christ est formée d'un seul trait en spirale.Chef-d'oeuvre de Claude Mellan, un remarquable artiste du XVIIe siècle.



Beaucoup de peintres renommés sont aussi graveurs, comme Rembrandt ci-dessus ou Dürer ci-dessous. Ce n'est pas le cas de tous, on voit souvent des tableaux fameux reproduits en gravure par d'autres graveurs.


Avec l'aventure du livre imprimé, on se rend compte que c'est bien pratique d'imprimer plutôt qu'écrire à la main quand on a de nombreux exemplaires à produire. La grande aventure du document administratif n'en est qu'à ses débuts.


Les certificats sont pré-imprimés, il suffit d'y ajouter quelques lignes.


Les tarifs officiels peuvent être distribués partout dans le royaume.


Grand spectacle ! Ancêtre de l'affiche qui, entre le cirque, le théâtre, et évidemment le cinéma, connaîtra une passionnante épopée.


Les messes bénéficient aussi d'un affichage publicitaire. Cela n'a pas disparu, je l'ai vu encore récemment à New York.


Et bientôt c'est la monnaie qui est imprimée sur papier...


Modernisation des presses qui permettent une meilleure reproduction. L'alphabétisation s'est développée et le lectorat est de plus en plus large, demandant toujours plus de textes à lire.


La littérature s'élargit avec le journal. L'Ami du peuple était publié par Marat en pleine période révolutionnaire et fut souvent saisi par les autorités.


Autre ancêtre du journal moderne, l'occasionnel qui raconte des faits divers sensationnels. L'ancêtre de Paris-Match.

Ici, l'illustration est très curieuse. L'image d'une sortie de bal a été coupée en son centre et un autre bois y a été inséré. Le traficotage d'image, bien avant nos logiciels modernes !


Les débuts de la presse à sensation : évidemment imprimé à l'étranger, ce livre se compose de petits articles supposés révéler des anecdotes inédites et scandaleuses sur les célébrités. Le succès de ces ouvrages sera immense.


La revue scientifique, bien avant Science et Vie. Ce Journal des Sçavans, qui compilait des extraits de textes scientifiques parus dans différents pays, demandait un considérable travail éditorial. Cet exemplaire date de 1665.


Les grands peintres donnent des leçons de peinture : un ouvrage pratique de Leonard de Vinci.


Un autre, sur l'architecture.


Inventivité dans la publication. Pour le corps humain qui dépasse du livre ou la carte de géographie, on insère des pages à déplier.



Au XIXe siècle, les éditeurs et les imprimeurs sont devenus deux métiers différents. Les premiers se lancent dans la publicité. Hetzel sera célèbre pour ses éditions des Voyages de Jules Verne.


Les panneaux sur les bus des futures séries télé ne sont guère différentes de ces annonces de feuilleton dans les journaux.


La gravure demeure le principal moyen de publier des images. A gauche, le dessin d'Auguste Pontenier, à droite, la gravure bien plus complexe et enrichie par Jules Galafrau.


Félix Valloton complétait son activité de peintre par celle de dessinateur satirique chez L'Assiette au Beurre, qui caricaturait les représentants de l'autorité, policiers, prêtres ou politiciens.


La publicité demande sans cesse plus d'imprimés, avec beaucoup d'images. La mise en page, le lettrage doivent faire preuve de créativité. Ici les couleurs, la hiérarchie des lettres, l'ordre de lexture quasiment imposé font entrer l'affiche dans une ère nouvelle.


Avec l'apparition du prix fixe, qui met un terme au marchandage et au "prix à la tête du client", il faut des étiquettes avec le tarif indiqué.


La paniconographie permet un rendu exceptionnel dans les détails. On est à un pas de la photographie imprimée.



Affiche en arc-en-ciel, procédé économique de mise en couleurs. On constate, au passage, que la mode des imitateurs ne date pas d'hier. Les modèles étaient déjà les célébrités du moment (Hugo ou Gambetta sont bien reconnaissables).


Autre principe visiblement ancien, l'utilisation du modèle féminin, si possible suggestif, pour des publicités sans aucun rapport avec la femme. Pas même une tasse sur cette "réclame" pour du café.


La lithogravure, sur plaque de pierre comme son nom l'indique, autorise une grande fidélité de détails.





Une marque promise à un succès mondial ! J'ai toujours été sidéré de découvrir des Vache qui rit partout dans le monde, même dans le Sahara ou au Viet-Nam !



Autre procédé publicitaire qui fidélise le consommateur : la carte à collectionner. Ici Blédine propose des animaux à découper et à monter.

L'étiquette est aussi en pleine évolution.

Les dernières salles montrent que la créativité typographique ne s'est pas éteinte.





Aujourd'hui les marques connues développent même leurs propres polices de caractères, rendant n'importe quel message immédiatement identifiable par le consommateur.



Petite balade

 


Quand je ressors, bonne nouvelle : le ciel s'est mis au bleu. L'occasion d'une petite promenade dans le centre. Je passe devant une librairie à la porte originale.




Je monte jusqu'à la Martinière, où les halles ont bien changé depuis quelques années. Un nouveau temple de la gastronomie dans la ville...



Finalement, retour à l'opéra.

Je me rends compte que je n'ai pas encore mis sur le blog de photos de cette salle si singulière. En voici donc quelques-unes.



L'unité du lieu est donné par un choix strict de deux couleurs, le noir et le rouge, présents dans toute la signature graphique de cette maison.


Le rouge est vivement imposé dans les sas qui donnent accès à la salle.


Ce soir, c'est Macbeth, pas la pièce de Shakespeare (vue il y a deux jours à Marseille, les programmations font bien les choses) mais l'opéra de Verdi, dans le cadre du festival.
Pour plus de détails, regardez par ici.

12 commentaires:

  1. Really great. I learn so much on books and prints. Thanks for this AAA tour!
    Annie

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  2. Un article tout à fait passionnant. Votre visite guidée du musée (en dépit de quelques photos floues) donne l'impression de la faire en votre compagnie.
    Merci beaucoup.

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    1. Merci pour cet élogieux commentaire Désolé pour les photos floues, les conditions n'étaient pas optimales !

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  3. Merci pour cet article très complet. Nous retenons ce musée et ce restaurant pour notre prochain week-end à Lyon.

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  4. Une passionnante visite guidée dans l'histoire de la pensée. Super ! Bravo !
    Isabelle

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  5. Article fort intéressant, très complet et très détaillé. Merci.
    Anna

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  6. Très intéressant, très détaillé !
    Baron

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